Impôts : Lagarde rentre à la niche
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Pour essayer de faire oublier le paquet fiscal et les cadeaux faits aux plus riches, le gouvernement annonce la possibilité de "supprimer ou d'éliminer les niches fiscales". Une annonce qui a fait "pschit" comme le dirait Jacques Chirac. En effet, dans un premier temps, Bercy annonce 359 niches fiscales. A l'arrivée, Christine Lagarde en évoque 4 qui seraient plafonnées... On est loin du compte.
Souvenons-nous : il y a quelques jours, l'UMP annonçait que le gouvernement allait diviser par deux le montant des niches fiscales en France d'ici 2012. Cette traque aux avantages fiscaux allait permettre, nous disait-on, de "financer la réduction des déficits" et "la généralisation du Revenu de Solidarité Active", le RSA cher à Martin Hirsch.
Ce n'est pas la première fois que les niches fiscales sauvent leur peau. Il faut dire qu'elles ont leurs défenseurs, jusque dans l'entourage du président Sarkozy. Là encore, faisons travailler notre mémoire. Le 2 septembre dernier, Claude Guéant, secrétaire général de L'Élysée, déclare lors du Grand Jury LCI/RTL/ Le Figaro : "Les niches fiscales, c'est un mythe de notre fiscalité (...). Beaucoup correspondent à un certain nombre de priorités".
Un mythe ? Bien vivant, en tous cas, le mythe... Le ministère de l'Economie a identifié 359 "mythes". D'autres en comptent bien plus ! Philippe Marini, rapporteur général de la commission des finances du Sénat, a publié un rapport sur ce sujet en octobre 2007. Le sénateur UMP a comptabilisé 650 niches, 650 "mythes" qui affectent l'impôt sur le revenu et qui illustrent le dialogue clientéliste que l'Etat entretient avec certaines professions.
Et à ce petit jeu, les clivages politiques ont tendance à s'évaporer. La loi Demessine (nom de la secrétaire d'Etat communiste du tourisme dans le gouvernement Jospin) a fait le bonheur des investisseurs privés qui ont placé des millions d'euros dans des projets immobiliers plus ou moins pertinents... Et que dire de la Corse, qui, à elle seule, justifie l'existence de 14 niches fiscales (qui représentent 250 millions d'euros)...
Il est clair que nous devons retrouver l'esprit et la lettre de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, qui, dans son article 13, précise : "Pour l'entretien de la force publique et pour les dépenses d'administration, une contribution doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés". Et leurs facultés ne devraient pas correspondre à leur pouvoir d'influence dans une République qui tourne souvent le dos à ses principes élémentaires. Doit-on rappeler que le manque à gagner que génère les niches fiscales est estimé à près de 50 milliards d'euros ? 50 milliards d'euros, c'est ce que rapporte à l'Etat l'impôt sur le revenu !
Ce mille-feuille fiscal et l'opacité qu'il entretient ont donc encore de beaux jours devant eux... Car la reculade de Christine Lagarde ne peut pas faire oublier d'autres obstacles : en 2005, le plafonnement des niches fiscales avait déjà été annoncé. Annonce spectaculaire pour un effet malgré tout limité : ce plafonnement ne devait rapporter que 50 millions d'euros, soit 1% du coût réel des niches fiscales. La mesure a finalement été censurée par le Conseil constitutionnel. Dans le même temps, les Sages s'étaient empressés de valider le bouclier fiscal. Tout bénéf' pour les plus riches !

2 commentaires:
359 niches fiscales, un peu beaucoup pour un pays dont le président nous dit et redit que les caisses sont vides.A qui profite le "crime" ? C'est une des bonnes questions qu'il faut se poser.Je ne veux pas me lancer dans un inventaire à la Prévert, tout d'abord parce que comme une bonne majorité des Français, je ne connais que celle dont on veut bien nous parler. Les bénéficiaires de ces niches ont bien souvent le concours d'un banquier bienveillant, et par conséquent ne savent pas que les fin de mois durent souvent 30 jours chez les salariés, ou bien le "must", un conseiller fiscal pour eux tout seul.
Les niches fiscales sous les sunlights de l'actualité, forme moderne de ce que l'on appelle vulgairement de la poudre aux yeux ou un os a ronger.
Je suis persuadé que quelques uns de ces privillèges vont disparaitres, mais que la plupart vont perdurés sous leur forme actuelle ou sous un autre vocable. Nos "gouvernants" savent pertinement que dans chacunes de ces niches, il y a un "chien", voir plusieurs qui aboient. Un bon nombre ne sont pas des caniches, mais des molosses. Courage fuyons !! Mme Lagarde, voit en ces deux mots un résumé on ne peut plus court de sa politique.
A quand une contribition répartie équitablement pour la bonne marche de la France ?? Ici aussi je pense que nous parlons hélàs d'un mythe !! Le pognon éxiste pour remettre à flot les finances, mais personne n'aura le courage politique de prendre les "bonnes" décisions !!!
A suivre, à la télé, ou dans la rue ???
Salut Pierre.
Pendant ces dernières années, le petit Nico au gouvernement sous l'ère Chirac, s'est evertué à modeler les médias pour arriver à ses fins, être kalife à la place du kalife.
Opération réussie dans un premier temps et le voici aux manettes en 2007. Aprés la traditionnelle période d'état de grace, la dégringolade dans les sondages, et même trés bas !!!
Aujourd'hui, aprés les cadeaux au patronnat par l'intermédiaire du paquet fiscal, les industriels partiellement ou totalement actionnaires des médias le lâche plus ou moins.
Sarko se sent floué et le fait savoir au cours d'un diner à l'élysée où il critique pêle mêle, Chirac, Segolène, la presse, la justice etc.....
L'Elysée transformée pour l'occasion en local de l'UMP ???
Cette situation "cocasse" plus connue sous le nom "d'arroseur arrosé" est assez pitoyable.
Il était habitué au lèche-président, il faudra faire maintenant avec le lèse-majesté!!!
A suivre.....
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