mercredi 28 mai 2008

Surmenage au Conseil général

Demain, les militants socialistes se prononceront sur la déclaration de principes qui réaffirment nos valeurs. Principes… Un mot qui se fait rare en politique. Dans le Puy-de-Dôme, le PS se livre à une guerre de tranchées dont on ne voit plus l’issue. Je n’ai pas voulu alimenter les commentaires sur les arguments des uns et des autres. Rien ne devait menacer les chances d’une éventuelle réconciliation.
La semaine dernière, enfin, nous avions le sentiment d’apercevoir le bout du tunnel. René Souchon, président de Région, a proposé sa médiation. Ce week-end, il a rencontré les uns et les autres pour tenter de trouver une issue.
Suis-je naïf ? Je pensais que nous tenions le bon bout…
Hier soir, nouveau pas sur le chemin de la sortie de crise : à l’unanimité, le Bureau national du PS valide un protocole d’accord, directement issu des propositions avancées par René Souchon. Oui, vous m’avez bien lu : unanimité ! C’est plutôt rare, ces temps-ci, au Parti Socialiste. Dès lors, on se disait que le bon sens allait l’emporter. Chacun sortait de cette confrontation avec les honneurs. Au fil des heures, l’espoir laissait place à l’inquiétude.
A 16h00, le verdict tombe : le protocole d’accord est rejeté par le groupe de Bertrand Pasciuto.
Ma première réaction : c’est l’incompréhension. Franchement, l’heure n’est plus aux caprices ou aux épreuves de force. La machine sarkozyste se déploie avec méthode, remettant en cause les acquis sociaux, affaiblissant la démocratie.
Dans un tel contexte, nous pouvions penser que l’intérêt général l’emporterait. Ce n’est pas le cas.
Alors, oui, comme beaucoup de socialistes, je suis triste. Triste au point que je n’ai pas envie de refaire le film, de ressasser des histoires sans intérêt, en se demandant qui a raison, qui a tord. Et c’est tristement que j’irai voter en faveur de la déclaration de principes. Non que je trouve ce texte passionnant et ambitieux : il ne l’est pas. Mais parce que, décidément, un Parti politique a besoin de principes.

5 commentaires:

Chris de Servant a dit…

Ouf !! J'étais à deux doigts de faire la grosse connerie ;il était moins une que j'adhère au parti socialiste. Heureusement, j'avais pris un moment de reflexion supplémentaire, pour savoir si j'étais vraiment prêt pour le parti de la rose au poing. Confirmation (triste) c'est le parti qui n'est pas prêt pour moi !! MDR ......
Si j'avais la possibilité de faire passer un message à quelques cadres locaux ( ou régionnaux) du parti, je ne saurais trop leur conseiller de plutôt s'inscrire à l'école de cirque "Annie Fratellini". En effet, quelques uns trouveront un emploi de clown, de jongleur, d'autres plus à leur aise dans le grand écart feront de merveilleux acrobates et de toutes les façons tous auront à disposition un, voir plusieurs tremplins, pour propulser toujours plus haut leurs egos.
Mon pauvre Pierre, certains socialistes ou prétendus tel, ne s'embarrasse pas de principes, à l'échelle local, peuvent-ils faire autrement que ce que montrent les instances dirigeantes.
Les enfants reproduisent souvent les travers de leurs parents, je vois que c'est aussi vrai en politique.
Pour que P.S. ne soit pas synonyme de "machine à perdre", il va bien falloir ranger au placard toutes ces attitudes d'enfants gâtés.
Je te devine un peu désabusé, mais il n'y a pas que le P.S. à gauche!! MDR.....
Continuons le combat, sans nous tromper de cible, avec des principes bien entendu.

Garde le moral, bon courage et à bientôt.

Pierre Chapdelaine a dit…

Mon cher Chris, rassure-toi : j'ai tout à fait conscience qu'il n'y a pas que le Parti Socialiste à gauche. Cela étant, je ne vois guère d'alternative plus emballante !!! J'ai rejoint cette famille politique en 1984. Tout gamin. Plein d'illusions. Aujourd'hui, encore quelques illusions, malgré tout. Tu le sais aussi : l'alternative à la politique de Sarkozy passe inéluctablement par la rénovation du Parti Socialiste. Ton regard extérieur, la justesse de ton analyse d'ethnologue face à notre petit monde sont évidemment des atouts précieux. Mais rien ne remplacera le travail sur le chantier. Il ne manque pas... Et il y a de la place pour de bons ouvriers. Bref, à bientôt !!!!

Anonyme a dit…

Je viens d'apprendre une très bonne
nouvelle.CHARASSE( Michel)éxclu du parti socialiste.
Voilà une décision qui peut remettre un peu d'ordre au ps.
Du fait de son brillant parcours
et de son amitié pour François MITTERRAND il pensait être inoxidable et se permettre tout en
toute impunité.
Il aurait fallu réserver le même sort au député Jean Michel en mars dernier.
Nous avons besoin d'hommes solides
et loyaux tournés vers l'avenir.

Anonyme a dit…

Je viens d'apprendre une très bonne nouvelle Monsieur Michel CHARASSE éxclu du parti socialiste.
Voilà une décision qui devrait remettre un peu d'ordre au ps.
Du fait de son brillant parcours politique et de son amitié pour le Président François Mitterand l'homme devait penser être inoxidable et tout se permettre en toute impunité.
Il aurait fallu réserver le même sort au député Jean Michel en mars dernier.
Le ps a besoin d'hommes courageux loyaux intelligents au service des autres et non au leur.

Chris de Servant a dit…

Je vois, non sans humour, que tu sais que les limites de la gauche ne sont pas bornées par les deux bouts du P.S.
Effectivement le P.S. est le noyau dur, la fondation, pour construire une gauche gagnante, c'est évident.

Il y a encore quelques temps, lorsque le P.S. était un peu moins dispersé, le souci était de construire des alliances avec les petits partis de gauche. Ces alliances, souvent de circonstances, ne duraient guère plus longtemps que le temps des élections.Elles avaient cependant le mérite de faire barrage à la droite, pendant un temps.
Aprés cette période "cannibale" où le P.S., érigé en Jivaros réducteur de tête, pensait que le fait d'avoir réduit à peau de chagrin le P.C. les MRG et autres composantes , le P.S. pensait donc qu'il était majeur pour devenir un parti de d'alternance et de gouvernement à lui tout seul.
Cette situation, ou plus exactement cette "croyance" a aiguisé l'appétit de toute une bande de chacals, à la mort de "Tonton".
Tu vois Pierre, je suis sûr que tu as pris ta première carte au P.S. Parce que tu sentais que le "vieux patriarche" allait dans le bon sens. Il incarnait les espérances de ta génération, avec il faut le dire, des réussites et des échecs, mais globalement un bilan positif.
J'ai rencontré, ce matin un vieux militant socialiste, qui, comme nos anonymes commentateurs, était hyper content que CHARASSE soit viré.Mais nous marchons sur la tête, se contenter qu'il y ai un tel bordel dans ses rangs!!! Tout ce temps perdu !! Toutes ces capacités mise sur la touche !!! Gardons nos forces pour nous "battre" contre le véritable ennemi de notre condition !!!!

Le chantier concerne le gros oeuvre aujourd'hui, alors que nous étions arrivés au stade des finitions. Quel gachis !!!