
Ce vendredi, Carla Bruni-Sarkozy, flanquée de Bernard Kouchner et de Rama Yade, a assisté dans l'Hérault à la consécration d'un temple bouddhiste. Dans son sillage, 200 journalistes. Un convoi exceptionnel censé faire oublier les errements de la diplomatie française, incapable de définir une ligne claire, alors que la répression suit son cours au Tibet.
Ces images formatées pour la télévision seront-elles suffisantes pour effacer ces longues semaines durant lesquelles la France a choisi de faire passer au second rang ses exigences en matière de défense des droits de l'homme ?
Sans doute... L'image est belle, apaisante, souriante, aimable. Mais au fond, quel est le message de cette manifestation ? S'agissait-il, pour la République française, d'apporter un soutien sans faille à la cause tibétaine et de dénoncer les violences de l'armée chinoise ? Rien dans ces images ne laisse entrevoir le commencement d'un tel courage politique. En fait, L'Élysée a choisi de témoigner sa sympathie à une religion, à une spiritualité parmi d'autres, évitant soigneusement tout échange politique sur la situation du Tibet. Dans une France laïque, on est en droit d'attendre des représentants de la République et de leurs conjoints une attitude moins people, un discours moins ambigu, bref, des actes plus courageux.

1 commentaires:
Le Dalaï Lama ne serait-il plus le numéro un de l'opposition Tibétaine au régime Chinois? En laissant le "French doctor", la "diva des dancings" et Rama Yade (la joie)acceillir en catimini dans l'hérault ce symbole,après un bref passage dans un bureau exigu au sénat, Sarko ne sort pas grandi (si l'on peut dire)de cet épisode de "politique étrangère".
Il pense rencontrer le Dalaï Lama en automne, mais le Tibétain ne sait pas si son agenda lui permettra (mdr), réponse du berger à la bergère!!
Pendant ce temps la répression au Tibet continue !
A suivre.....
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