lundi 27 octobre 2008
Risquer plus pour gagner moins
Il fallait oser ! Alors que les bourses mondiales s'effondrent, le ministre du Travail Xavier Bertrand vient d'annoncer qu'il allait déposer un amendement dans le cadre d'un projet de loi examiné par les sénateurs, pour permettre à tous les salariés de bénéficier de stock-options ou d'actions gratuites ! Le tout destiné, bien sûr, à faire en sorte de "profiter davantage des revenus de leur travail". Il y a quelques années, la disposition serait passée inaperçue... Allez, parions même que quelques voix à gauche auraient, une fois encore, approuvé. Après tout, on se souvient de l'action de nos ministres de l'économie dans le gouvernement Jospin... Seulement voilà, aujourd'hui, l'idée de Xavier Bertrand paraît presque obscène. Les salariés n'ont pas besoin de pochettes-surprise. Ils ont été bernés une première fois par le discours du "travailler plus pour gagner plus". On leur a promis des heures sup dans des entreprises qui sont confrontées à un ralentissement brutal de l'économie. Et voilà qu'ils devraient applaudir en recevant des "assignats" en guise d'augmentation de salaires. On pensait l'UMP guérie de ses tentations libérales : Xavier Bertrand nous rassure. La droite, c'est toujours la droite.
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11 commentaires:
hélas oui!
Pire quand les salariés des moyennes entreprises auraient
besoin d'aide, on apprend par
les médias que les personnes qui disposent des plus hauts revenus
ne paieraient pas d'impots protégées par les niches fiscales.
Chomage technique pour les ouvriers
de renault, peugeot, ford et de toutes les entreprises qui sous-traite pour l'industrie automobile. Chomage pour les employés de la camif , d'adécco
et de beaucoup d'ouvriers qui
travaillent en intérim.
Des milliards aux banques, le paquet fiscal aux plus riches
et aux ouvriers qui contribuent
àla richesse du pays le chomage.
ça y est on nous ressort ce vieux serpent de mer: la participation des salariés aux bénéfices de leurs entreprises.
L'ordonance du 17 août 1967 prévoyait dejà une telle mesure, pour ma part je ne connais pas grand monde qui a touché quelque argent significatif avec ce système.
Stocks options ou actions gratuites limitent les bénéficiaires potentiels aux seules entreprises cotés en bourse, et les autres ???
En cette période où les bourses mondiales se sont "cassées la gueule" de 80%, quel joli cadeau !!!
La seule vraie façon de bénéficier du fruit de son travail c'est le chiffre en bas de la feuille de paye.A moins que j'ai raté un épisode, je ne pense pas que l'on puisse payer le loyer, le carburant, l'alimentation, le chauffage et tous les produits de première necessité avec du fric virtuel, de la monnaie de singe.
A quand les parachutes dorés pour les smicards ???? On est plus à une connerie près!! Le petit est capable de nous la sortir!!!
Les français sont si c..... pour ne pas réagir ????
N'allons nous pas à terme vers la trilogie : Crise, Misère, Violence?
Il est même injuste de faire une comparaison avec les assignats car eux ils ont une valeur pour les collectionneurs !!! (c'est une boutade).
Info FR3 Auvergne de 19 Heures, 1 Auvergnat sur 8 est en dessous du seuil de pauvreté.
Info FR3 19/20, 7900 Français qui ont gagnés plus de 97500 euros en 2007 ne payeront pas d'impôts sur le revenu (merci les niches).
Chercher l'erreur !!
Et tout cela jusqu'a quand ??????
Quel dommage tout de même que madame Royal n'ait pas été élue : nous ne serions assurément pas dans un tel pétrin !
La crise financière actuelle trouve ses sources aux états unis comme celle de 1929.
Certains analystes politiques transposent au présent les suites historiques de 29, à savoir : la tentation de rechercher un sauveur.
Sarko le sait, il se verrait bien dans ce costume et son ami Heurtefeux itou.
La terreur économique, la peur de la pauvreté et du chomage font perdre pied à toute une partie de la société. Dès uns sont même déjà prêt à renoncer à leurs libertés, leurs droits fondamentaux ou leurs acquis sociaux entre autre.
Ils ne sont même pas du tout hostiles à certaines exactions possibles : sécuritaires, racistes, homophobes, et j'en passe, etc... pensant ainsi éviter la paupérisation.Ils ne pensent pas un seul instant qu'ils pouraient en être eux aussi victimes.
Une vigilance accrue etla construction d'une forte force d'alternance ancrée largement à gauche est plus que jamais d'actualité, car les périodes troubles comme celle que nous vivons conduisent souvent a accepter des situations que l'on jugerait en temps normal inacceptables. Serrons nous les coudes !!!
Hier: 29 33 36 39 45 ( ce n'est pas un n° de téléphone!!)
Aujourd'hui: 2008 et après ???
Et vous la prenez où, Chris, votre "forte force d'alternance ancrée largement à gauche" ? Car si, comme l'écrit P.C., "la droite, c'est toujours la droite", la gauche, on se demande un peu où elle est passée — et ce qu'elle a fait de ses valeurs...
Doit-on être fataliste et dire, il n'y a rien a faire que d'être spectateur de notre vie. Je pense moi, que nous pouvons en être acteur. Beaucoup de Français sont décus de la gauche ou plutôt de ses ténors. La gauche éxiste toujours et je ne desespère pas que nous trouvions un leader charismatique pour rassembler toutes nos divers forces.
Aucun parti de "gauche" ne peut à lui seul être majoritaire donc la seule voie est une union sur des fondations socialistes solides.
Ne nous voilons pas la face, certains barons devront passer la main rapidement et surement pas des moindres. Rajeunir le personnel politique,limiter les mandats, user des médias comme (ou mieux que) la droite,soigner la communication, on ne peut pas être socialiste comme au dix neuvième siècle, tout simplement car le monde n'est plus le même.
Restons confiant et travaillons pour cet idéal, nous y arriverons car nous sommes le peuple,le coeur de ce pays, mais il reste moins de quatre ans !!!
On ne peut qu'être d'accord avec vous. Mais il suffit de considérer le microcosme politique régional — ou même local — pour se rendre compte que nos "ténors", "barons" et baronnettes sont plus soucieux de se maintenir dans le système (quitte à y végéter ou à y jouer un rôle dérisoire)que de le changer. Pas tout à fait révolues, les mœurs politiques du "dix-neuvième siècle"...
Pousser vers la sortie une bonne partie du personnel politique n'est pas une fin en soi mais il y en a quelques uns qui commencent à nous sortir par les yeux, soit qu'ils ne font pas grand chose pour le citoyen lambda, soit qu'ils trempent un peu dans tout et n'importe quoi.
Nous avons encore tous à l'esprit certaines positions locales lors des dernière cantonales. Pour paraphraser un slogan devenu célèbre: "plus jamais ça".
Un autre constat, le Français de base, classe a laquelle je revendique appartenir, n'est pas prêt à s'investir a fond pour défendre la chose publique. Cela laisse la place aux avocats, aux énarques, aux patrons, c'est d'ailleurs pour cela qu'on les appelle "classe dirigeante". Non ???
Reconstruire d'abord les fondations, fédérer toutes les bonnes volontés de cette France d'en bas, pour faire un grand parti socialiste du peuple.
Commençons d'abord par les fondations, avant de mettre la charrue avant les beufs. Le temps est-il venu de savoir qui sera le chef, veut-on construire sur du sable mouvant encore une fois???
La Montagne, 11 mai 2008 :
« Sa formation d'élevage caprin commence le 19 mai. Agnès n'ira pas. Le Conseil régional n'a pas financé sa formation. Découragée, elle a mis en vente sa maison de Montaigut-en-Combraille.
Âgée de 42 ans, mère de deux enfants, elle est arrivée « par amour » il y a deux ans à Montaigut-en-Combraille. Fleuriste de métier, Agnès s'installe dans une maison entourée de douze hectares. Chômeuse en fin de droits, elle décide créer son emploi : élever des chèvres pour fabriquer du fromage.
ANPE, syndicat mixte d'aménagement et de développement des Combrailles (SMADC), Chambre d'Agriculture... “J'ai frappé à toutes les portes. Mon dossier n'était soit pas mûr, soit pas assez complet”. Agnès s'accroche et achète neuf bébés chèvres. “Pour savoir si je pouvais m'entendre avec elles et si ça me plaisait”. Elle ficelle un dossier aux petits oignons, chiffre tout. “Pour aller plus loin, savoir exactement de quel matériel j'avais besoin, je devais me former”.
Las, aucune formation n'existe dans le Puy-de-Dôme, ni en Auvergne. Elle en dégotte une à Melle, dans le département des Deux-Sèvres (Poitou-Charente). Mais impossible. “Elle a déjà commencé. Le centre de formation professionnelle et de promotion agricoles dit avoir beaucoup de demandes... Il en crée une du 19 au 23 mai et du 2 au 6 juin”.
Trois ans de galère : Agnès pense que la chance va enfin tourner. Son conseiller ANPE lui parle d'aides individuelles à la formation professionnelle pour les personnes au chômage. Financées par le Conseil régional, elles remboursent les frais pédagogiques. “Sans ça, je ne pouvais pas y aller. Je touche 600 euros par mois des Assedic et la formation coûte 574 euros. Je vais déjà avoir du mal à payer les 200 euros pour le transport et l'hébergement”.
Elle y croit. Jusqu'à ce mercredi matin. Et le courrier lui annonçant que sa formation ne sera pas financée. Vendredi, à l'ANPE, on lui parle de retenter. Au Conseil régional, on lui dit de rappeler le 13 mai pour avoir des explications.
Ce courrier, c'est la goutte d'eau. Le trop plein de trois ans de galères, d'un an à travailler sur le dossier, à s'investir dans cet avenir-là. Découragée, déçue, elle a mis en vente sa maison et veut retourner dans sa famille, à Saint-Étienne. »
La Montagne, 3 novembre 2008 :
Subventions du Conseil Général pour le canton de Montaigut-en-Combraille :
« […] Particuliers et commerces : M. et Mme F., subvention, dans le cadre du programme “plan solaire en Auvergne”, de 460 euros pour la mise en place d’un chauffe-eau solaire individuel. »
M. et Mme F. n'élèvent pas de chèvres. Ils possèdent un laboratoire d’analyses et une pharmacie apparemment prospère… Manqueraient-ils de beurre pour leurs épinards ?
Agnès aurait dû vendre des suppositoires plutôt que de vouloir se lancer dans le fromage. Elle peut malgré tout s’estimer heureuse qu’on ne lui ait pas massacré ses chèvres !
Quant à M. et Mme F., ils disent “Merci !”
Merci qui ?
Le potard n'avait surement pas besoin de ces 460 euros, mais lui il connaissait ses droits et les aides aux quelles il pouvait prétendre.
Merci qui ?? Merci le système où l'on informe le riche de ses droits et le pauvre de ses devoirs.
Tout est dit !
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