Gueule de bois au Parti Socialiste. 42 voix séparent les deux candidates au poste de première secrétaire nationale. Les tensions sont à leur comble et on voit mal l'issue de cette situation de crise. Car le vote des militants devait tout régler. Et le vote a amplifié le malaise. Un camp proclame sa victoire. Un autre la conteste. Le bras de fer ne fait que commencer... La dynamique enclenchée par Ségolène Royal s'est heurtée au mur des conservatismes, cette volonté de ne rien changer dans un parti qui ne parvient pas à se détourner de son nombril. Sans doute ce maigre score aura-t-il un intérêt. Le Parti Socialiste doit faire le ménage dans ses procédures dites démocratiques. Il faut en finir avec ces pratiques douteuses où le vote de puissantes fédérations est gelé pour corriger telle ou telle tendance. Il faut en finir avec ces militants fantômes qui surgissent au moment d'un vote et disparaissent aussitôt. Il faut en finir avec le clientélisme militant qui transforme des employés municipaux en militants d'un jour. Bref, le Parti Socialiste ne peut accepter de se voir comparer à la Floride de George W. Bush... Dans le seul département du Puy-de-Dôme, on sait que plusieurs dizaines de "camarades" ont participé au vote tout en annonçant qu'ils quitteraient le parti socialiste pour suivre Mélenchon. Sérieusement, qui peut accepter de telles entorses à l'éthique ?
Ce matin, je ne sais pas qui a vraiment gagné, qui a vraiment perdu. Si, on peut avancer sans risque que Sarkozy ne doit pas pleurer, ni François Bayrou. Ni Besancenot. Je sais en revanche que nous ne pourrons pas faire l'économie d'une remise à plat de notre fonctionnement, de nos procédures, de nos règles du "vivre ensemble".
Dans ce contexte de déchirements, il convient d'espérer que le nouveau premier secrétaire fédéral du Puy-de-Dôme, Olivier Harkati, saura faire preuve de sagesse et d'indépendance pour conduire ce travail de rénovation de nos pratiques internes. Sa tâche n'est pas facile. Il lui faudra trouver le chemin du rassemblement de toutes les bonnes volontés, autour d'un vrai projet. Il lui faudra trouver la force de s'émanciper de certains camarades qui rêvent de jeter de l'huile sur le feu et qui participent à un climat malsain de revanche et de règlements de comptes. Sa majorité dans les urnes est solide. Sa majorité au conseil fédéral l'est bien moins. Il le sait. A lui donc de faire en sorte de trouver les mots justes et les propositions adéquates pour que la fédération socialiste du Puy-de-Dôme se remette au travail.
Pour information, voici les résultats de la section socialiste de Menat.
Au premier tour :
Au poste de premier secrétaire national, ont obtenu :
Ségolène Royal : 8 voix
Martine Aubry : 2 voix
Benoît Hamon : 0 voix
Au poste de premier secrétaire fédéral, ont obtenu :
Thierry Tailhandier : 7 voix
Pierre Danel : 2 voix
Olivier Harkati : 0 voix
(1 bulletin blanc)
Au poste de secrétaire de section :
Pierre Chapdelaine : 9 voix. Elu.
(1 bulletin blanc)
Au deuxième tour :
Au poste de première secrétaire nationale, ont obtenu :
Ségolène Royal : 8 voix
Martine Aubry : 2 voix
Au poste de premier secrétaire fédéral, ont obtenu :
Pierre Danel : 8 voix
Olivier Harkati : 2 voix.
samedi 22 novembre 2008
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4 commentaires:
J'avais eu l'occasion d'écrire il y a quelques semaines, que le P.S. était trop démocratique.Non pas que je voulais voir instaurer une dose d'autoritarisme, mais j'étais un peu las de voir cette marionnettisation des militants d'un jour ou a 20€.
L'incapacité a se remettre en cause, l'incapacité a analyser objectivement les défaites aux trois dernières présidentielles, et non pas seulement la dernière comme se gossent trop de "militants".
Mais peut-on être a la fois juge et parti(e) ???
Ne montrons pas du doigt Bayrou et Besancenot, mais, tous ces vieux "cons" qui sont en poste à vie (du moins ils le pensent) dans les instances dirigeantes. Ils laisseraient bien la place, mais il faudrait qu'ils en aient une autre similaire, même dans un autre parti, voyez par exemple les ministres d'ouverture (inadmissible!!).
J'ai pour coutume de dire qu'aujourd'hui la politique n'est pas faite pour les gens qui ont des convictions, mais que la politique est devenue helas une profession !! Et peu importe qui est le patron !!
Le P.S. est écrasé par son propre mode de fonctionnement, par ses structures d'un autre âge.
Il va falloir réformer tout celà, mais dans le bordel ambiant, c'est pas demain que des signes d'amélioration vont voir le jour.
Il faut certainement sortir de ce fonctionnement qui repose trop sur les "militants".
Alors le P.S. trop démocratique??
Certainement, mais ne lachons pas le combat de la gauche !!!
Je ne fais pas de politique ailleurs qu'autour de la table familiale.
Ma philosophie de vie a toujours été à gauche et c'est Mr Mitterrand qui m'a ouvert la porte.
Aujourd'hui, je voudrais comprendre
comment Martine Aubry ,soutenue par une cohorte d'éléphants de 1ère et 2ème génération, dont la plupart furent ministre et premier ministre,n'a pas eu ,la confortable
avance que le scrutin, aurait du mathématiquement lui accorder,face
à Ségolène Royal, afin de l'asseoir légitimement au poste de secrétaire général.
Je pense que Ségolène Royal et son groupe sans alliance et malgré la
cabale organisée contre eux a une
belle légitimité.
Cette femme courageuse a tout mon réspect.
Cela reste à confirmer, mais il me semble que l’on n’emploie «monsieur» que devant le patronyme d’une personne encore vivante ; d’autre part, on abrège «monsieur» en «M.» plutôt qu’en «Mr», qu’il convient de réserver à «mister». C’est un usage qui peut se discuter, mais il n’est guère remis en cause par les spécialistes. On écrira donc «François Mitterrand» et «Mme Royal», plutôt que «Mr Mitterrand» et «Ségolène Royal». Sans doute, dans votre esprit, le «Mr» est-il destiné à traduire un certain respect, et l’usage du prénom la sympathie que vous éprouvez pour la «femme courageuse»… Ces sentiments n’engagent que vous, mais on est tout de même tenté de vous dire qu’il est heureux que vos préférences et vos analyses politiques ne sortent pas de votre salle à manger !
Bonsoir ma chère Jeanne, le bistrot du coin et la table familiale sont les deux lieux de prédilection pour faire de la ''politique''dans notre pays.
Vous taclez notre cher(e) commentateur (trice) anonyme; et je partage votre analyse''semantique''(si l'on peut dire). J'apprécie votre humour !! Car évidement c'est de l'humour.
La mascarade de la désignation du premier secrétaire disparait petit à petit des écrans et des unes des journaux. C'est bon pour le moral à l'instant T, mais comment va évoluer le parti dans les mois qui viennent ?
Nous sentons dans l'opinion monter un gros malaise et le contre coup instantané de la crise financière provoque l'augmentation massive du chomage.
Comment allons nous faire pour éviter de laisser encore plus de monde au bord de la route ??
Allons nous enfin sortir une bonne fois pour toute du discours convenu que le libéralisme et l'économie de marché sont deux choses inéluctables, du moins dans leurs formes respectives actuelles?
N'allons nous pas vers encore plus de misère ??
Vers une société de type "Mad Max".
La violence ne sera-t-elle pas le seul moyen laissé au peuple, si la gauche ne travaille pas unie?
Je dis bien la gauche !!!
Mais ne suis-je pas moi non plus en train de faire de la politique du café du commerce ??
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