dimanche 30 novembre 2008
Ménager la chèvre et le chou
Ce dimanche a lieu à Teilhet un rassemblement de soutien à Jean-Hugues Bourgeois. J'y serai. Notre vocation n'est certes pas de nous substituer à la justice en cherchant des coupables. Mais notre devoir est d'exiger que la justice passe. Il faut dire les choses clairement : plusieurs voix s'élèvent pour expliquer que tant que les coupables ne sont pas trouvés, le silence doit s'imposer. Derrière cette prudence se cache en réalité une lâcheté collective. Et c'est aussi cette lâcheté que nous devons dénoncer aujourd'hui. Dans ce cas comme dans tant d'autres, le silence est l'allié objectif de la haine. En choisissant de rompre avec la loi du silence, Jean-Hugues s'est certainement exposé un peu plus. Mais il nous place aussi face à nos consciences, à nos responsabilités. C'est sans doute ce qui dérange le plus certains acteurs locaux qui, de louvoiements et reculades, essaient désespéremment de ménager la chèvre et le chou, le chevrier et ses opposants.
samedi 22 novembre 2008
Socialistes au bord de la crise de nerfs
Gueule de bois au Parti Socialiste. 42 voix séparent les deux candidates au poste de première secrétaire nationale. Les tensions sont à leur comble et on voit mal l'issue de cette situation de crise. Car le vote des militants devait tout régler. Et le vote a amplifié le malaise. Un camp proclame sa victoire. Un autre la conteste. Le bras de fer ne fait que commencer... La dynamique enclenchée par Ségolène Royal s'est heurtée au mur des conservatismes, cette volonté de ne rien changer dans un parti qui ne parvient pas à se détourner de son nombril. Sans doute ce maigre score aura-t-il un intérêt. Le Parti Socialiste doit faire le ménage dans ses procédures dites démocratiques. Il faut en finir avec ces pratiques douteuses où le vote de puissantes fédérations est gelé pour corriger telle ou telle tendance. Il faut en finir avec ces militants fantômes qui surgissent au moment d'un vote et disparaissent aussitôt. Il faut en finir avec le clientélisme militant qui transforme des employés municipaux en militants d'un jour. Bref, le Parti Socialiste ne peut accepter de se voir comparer à la Floride de George W. Bush... Dans le seul département du Puy-de-Dôme, on sait que plusieurs dizaines de "camarades" ont participé au vote tout en annonçant qu'ils quitteraient le parti socialiste pour suivre Mélenchon. Sérieusement, qui peut accepter de telles entorses à l'éthique ?
Ce matin, je ne sais pas qui a vraiment gagné, qui a vraiment perdu. Si, on peut avancer sans risque que Sarkozy ne doit pas pleurer, ni François Bayrou. Ni Besancenot. Je sais en revanche que nous ne pourrons pas faire l'économie d'une remise à plat de notre fonctionnement, de nos procédures, de nos règles du "vivre ensemble".
Dans ce contexte de déchirements, il convient d'espérer que le nouveau premier secrétaire fédéral du Puy-de-Dôme, Olivier Harkati, saura faire preuve de sagesse et d'indépendance pour conduire ce travail de rénovation de nos pratiques internes. Sa tâche n'est pas facile. Il lui faudra trouver le chemin du rassemblement de toutes les bonnes volontés, autour d'un vrai projet. Il lui faudra trouver la force de s'émanciper de certains camarades qui rêvent de jeter de l'huile sur le feu et qui participent à un climat malsain de revanche et de règlements de comptes. Sa majorité dans les urnes est solide. Sa majorité au conseil fédéral l'est bien moins. Il le sait. A lui donc de faire en sorte de trouver les mots justes et les propositions adéquates pour que la fédération socialiste du Puy-de-Dôme se remette au travail.
Pour information, voici les résultats de la section socialiste de Menat.
Au premier tour :
Au poste de premier secrétaire national, ont obtenu :
Ségolène Royal : 8 voix
Martine Aubry : 2 voix
Benoît Hamon : 0 voix
Au poste de premier secrétaire fédéral, ont obtenu :
Thierry Tailhandier : 7 voix
Pierre Danel : 2 voix
Olivier Harkati : 0 voix
(1 bulletin blanc)
Au poste de secrétaire de section :
Pierre Chapdelaine : 9 voix. Elu.
(1 bulletin blanc)
Au deuxième tour :
Au poste de première secrétaire nationale, ont obtenu :
Ségolène Royal : 8 voix
Martine Aubry : 2 voix
Au poste de premier secrétaire fédéral, ont obtenu :
Pierre Danel : 8 voix
Olivier Harkati : 2 voix.
Ce matin, je ne sais pas qui a vraiment gagné, qui a vraiment perdu. Si, on peut avancer sans risque que Sarkozy ne doit pas pleurer, ni François Bayrou. Ni Besancenot. Je sais en revanche que nous ne pourrons pas faire l'économie d'une remise à plat de notre fonctionnement, de nos procédures, de nos règles du "vivre ensemble".
Dans ce contexte de déchirements, il convient d'espérer que le nouveau premier secrétaire fédéral du Puy-de-Dôme, Olivier Harkati, saura faire preuve de sagesse et d'indépendance pour conduire ce travail de rénovation de nos pratiques internes. Sa tâche n'est pas facile. Il lui faudra trouver le chemin du rassemblement de toutes les bonnes volontés, autour d'un vrai projet. Il lui faudra trouver la force de s'émanciper de certains camarades qui rêvent de jeter de l'huile sur le feu et qui participent à un climat malsain de revanche et de règlements de comptes. Sa majorité dans les urnes est solide. Sa majorité au conseil fédéral l'est bien moins. Il le sait. A lui donc de faire en sorte de trouver les mots justes et les propositions adéquates pour que la fédération socialiste du Puy-de-Dôme se remette au travail.
Pour information, voici les résultats de la section socialiste de Menat.
Au premier tour :
Au poste de premier secrétaire national, ont obtenu :
Ségolène Royal : 8 voix
Martine Aubry : 2 voix
Benoît Hamon : 0 voix
Au poste de premier secrétaire fédéral, ont obtenu :
Thierry Tailhandier : 7 voix
Pierre Danel : 2 voix
Olivier Harkati : 0 voix
(1 bulletin blanc)
Au poste de secrétaire de section :
Pierre Chapdelaine : 9 voix. Elu.
(1 bulletin blanc)
Au deuxième tour :
Au poste de première secrétaire nationale, ont obtenu :
Ségolène Royal : 8 voix
Martine Aubry : 2 voix
Au poste de premier secrétaire fédéral, ont obtenu :
Pierre Danel : 8 voix
Olivier Harkati : 2 voix.
mercredi 19 novembre 2008
La politique par la preuve...
Aubry:"accord politique" avec le Modem
Vidéo envoyée par lavoixdunord
Nous sommes dans un accord politique et de projet vis à vis du Modem,explique Martine Aubry.
Un reportage d'Antoine Bayet et Thibaud Vuitton pour http://elections.lavoixdunord.fr, en partenariat avec les étudiants de l'ESJ et leur site http://chroniquesdemars.blogspot.com
vendredi 14 novembre 2008
On refait le matche...
Impossible de ne pas évoquer ce qui se prépare à Reims, alors que les militants socialistes ont placé la motion de Ségolène Royal nettement en tête. Dans le Puy-de-Dôme, la fédération du PS devra vraisemblablement apprendre à travailler autrement, ce qui n'est pas une mauvaise nouvelle. Aucune motion n'a la majorité à elle seule. Le temps où quelques-uns faisaient la pluie et le beau temps (mais surtout la pluie) semble révolu. Reste à mettre en place la nouvelle équipe fédérale. J'espère que les appels au rassemblement de tous seront entendus autour d'un vrai projet de rénovation. Sur le plan national, certains semblent vouloir à tout prix destabiliser le parti socialiste, le plonger dans une grave crise. Face à de telles démarches, le sondage publié par Le Figaro ce matin m'a fait sourire car il est riche d'enseignements...
La question est simple : si le premier tour de la présidentielle avait lieu demain, pour qui voteriez-vous ? Trois candidats socialistes sont testés, Royal, Aubry, Delanoë. A leurs côtés, on retrouve l'inoxidable Laguiller, le fringant Besancenot, Buffet, Bové, Voynet, Bayrou, Le Pen, Sarkozy et de Villiers, bref, les acteurs de la dernière présidentielle.
Avec l'hypothèse Royal, la candidate socialiste se hisse à 24%. Avec le maire de Paris, on retrouve les 18% de Jospin en 2002. Avec Martine Aubry, le PS dégringole à 16%, derrière Bayrou.
Je vous vois déjà venir... On choisit un premier secrétaire, pas un candidat. C'est vrai. Mais ce n'est pas rien de voir l'espace que va laisser à nos concurrents le Parti Socialiste dans les années qui viennent.
Aubry a fait du refus de toute discussion avec le Modem son cheval de bataille, fermant les yeux sur ce qu'elle a pratiqué à Lille. Résultat : le Modem réalise son meilleur score avec Aubry aux commandes, éliminant dès le premier tour le candidat PS... un scénaro improbable, stupide, invraisemblable, et pourtant dans toutes les mémoires.
Delanoë tape comme un sourd sur Besancenot, suspecté de frayer avec les terroristes. Résultat : Besancenot obtient, dans ce sondage, 12% des voix si Bertrand portait notre drapeau.
Ce sondage en réalité donne une certaine crédibilité à la stratégie Royal. Pour marginaliser demain le Modem, il ne faut pas le diaboliser et le mettre au coeur du débat, ce que font, depuis des mois, Hamon, Delanoë et Aubry. Et pour contenir l'extrême gauche, il ne faut pas lui courir après.
Cette leçon élémentaire de stratégie semble bien loin des réflexions de nos têtes dirigeantes. Dans les couloirs de Reims, les éminences grises seront à la manoeuvre. Nous conduisant, comme toujours, droit dans le mur.
La question est simple : si le premier tour de la présidentielle avait lieu demain, pour qui voteriez-vous ? Trois candidats socialistes sont testés, Royal, Aubry, Delanoë. A leurs côtés, on retrouve l'inoxidable Laguiller, le fringant Besancenot, Buffet, Bové, Voynet, Bayrou, Le Pen, Sarkozy et de Villiers, bref, les acteurs de la dernière présidentielle.
Avec l'hypothèse Royal, la candidate socialiste se hisse à 24%. Avec le maire de Paris, on retrouve les 18% de Jospin en 2002. Avec Martine Aubry, le PS dégringole à 16%, derrière Bayrou.
Je vous vois déjà venir... On choisit un premier secrétaire, pas un candidat. C'est vrai. Mais ce n'est pas rien de voir l'espace que va laisser à nos concurrents le Parti Socialiste dans les années qui viennent.
Aubry a fait du refus de toute discussion avec le Modem son cheval de bataille, fermant les yeux sur ce qu'elle a pratiqué à Lille. Résultat : le Modem réalise son meilleur score avec Aubry aux commandes, éliminant dès le premier tour le candidat PS... un scénaro improbable, stupide, invraisemblable, et pourtant dans toutes les mémoires.
Delanoë tape comme un sourd sur Besancenot, suspecté de frayer avec les terroristes. Résultat : Besancenot obtient, dans ce sondage, 12% des voix si Bertrand portait notre drapeau.
Ce sondage en réalité donne une certaine crédibilité à la stratégie Royal. Pour marginaliser demain le Modem, il ne faut pas le diaboliser et le mettre au coeur du débat, ce que font, depuis des mois, Hamon, Delanoë et Aubry. Et pour contenir l'extrême gauche, il ne faut pas lui courir après.
Cette leçon élémentaire de stratégie semble bien loin des réflexions de nos têtes dirigeantes. Dans les couloirs de Reims, les éminences grises seront à la manoeuvre. Nous conduisant, comme toujours, droit dans le mur.
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