jeudi 15 janvier 2009

Face à un PS miné par ses divisions en 1994, Royal se démène, déjà

Ségolène Royal - 1994 - L'Heure de Vérité partie 1
Vidéo envoyée par axiomn

2009 sera une année électorale importante, avec les élections européennes. Comment les socialistes aborderont-ils ce rendez-vous s'ils ne sont pas en ordre de marche ? Comment seront-ils crédibles s'ils ne sont pas rassemblés dans une même direction, prouvant qu'ils peuvent dépasser leurs conflits ? Pour aborder ces questions qui se poseront dans un avenir très proche, il est utile de regarder en arrière... 1994. Elections européennes. Rocard, alors premier secrétaire, a ravivé la guerre des courants au sein du parti. Les électeurs sanctionnent un PS miné par ses divisions. Le 26 juin, juste après ce fiasco, Ségolène Royal est invitée de L'heure de vérité. Elle parle du PS, de l'urgence de sa rénovation, de la nécessité de le pacifier et de le remettre en marche. Non, vous ne rêvez pas... Nous sommes bien en 1994.

4 commentaires:

CHRIS DE SERVANT a dit…

Il est souhaitable que le PS redevienne un parti de proposition et une force d'alternance crédible.
Dans l'état actuel et à la vue de ce que retranscrivent les médias il ne fait aujourd'hui aucun doute que le PS n'est pas prêt.
Cependant, bien que ne suivant la politique qu'en pur amateur, force est de constater que les gens élus depuis .... 1981, toutes élections confondues, le sont pas parceque l'on vote pour eux, mais bien parceque l'on vote contre le camp d'en face.
Cette état de fait pourrait laisser espèrer que la politique de Sarko se retournera contre lui, si le proccessus perdure.
Il serait alors "intelligent" d'avoir une ligne claire à suivre si le transfert de responsabilités devait avoir lieu.

Pierre Chapdelaine a dit…

Ah, Chris, vaste question : pour quelles raisons gagne--t-on une élection ??? Elles sont vraisemblablement complexes, et multiples. Le rejet d'un candidat joue sans aucun doute. C'est notamment vrai dans les élections uninominales. A la proportionnelle, et notamment la proportionnelle à un tour, les choses sont plus compexes. Cela étant, il sera stupide d'espérer une victoire sur la sanction de sarkozy. Je sais que nous ne sommes pas toujours en phase, mais nous pouvons tomber d'accord sur deux points. Tout d'abord, la victoire de la gauche ne se fera pas sans le PS. Ensuite, elle se fera autour du PS.
A partir de ces deux évidences, qui ne vont pas forcément satisfaire tout le monde..., nous avons deux grandes interrogations.
1 - La crise du parti socialiste est-elle conjoncturelle ou s'apparente-t-elle à un processus de décomposition style Sfio ? Vatse sujet... J'ai bien une petite idée, mais je ne vais pas l'exposer ici en quelques lignes...
2 - Quand bien même le PS entrerait-il dans une phase de convalescence, l'addition des voix de gauche est-elle suffisante pour battre la droite ?
J'admets que ces deux questions sont un peu brutales... Mais elles doivent être posées. Elles sont même essentielles. Bref, pour prolonger ce débat, je propose qu'on se retrouve autour de quelque breuvage, histoire de refaire le monde sans tabou...

CHRIS DE SERVANT a dit…

A tes deux grandes interrogations, je voudrais en rajouter une autre: Doit-on user nos forces à critiquer la politique de Sarko, ou alors travailler sur un projet de société,ne doit-on pas dès aujourd'hui rechercher des partenariat pour contruire un programme, une alternative.
Le parrallèle que tu oses avec la déconfiture de la SFIO de Guy Mollet est surement pas si loin de la vérité. Comme la mode, la politique est un éternel recommencement!!
Parler de convalescence pour le PS pourquoi pas, mais le malade irait beaucoup mieux s'il avait la volonté de s'en sortir, plutôt que de refiler sa pathologie aux autres malades.
Le PS doit être le noyau dur de la construction d'une nouvelle force de gauche. Le parti socialiste n'est-il pas entrain de perdre du terrain de part son qualificatif "socialiste", comme le PC L'a fait avec le sien, "communiste".
Ne faut-il pas changer le nom de la lessive quand elle se vend un peu moins??

Vincent a dit…

PM : Post Mortem
PS : Post Ségolène