Décidemment ! Après l’affaire du chevrier de Teilhet, voici les Combrailles encore à l’honneur dans la presse nationale, avec l’affaire du médecin roumain des Ancizes. Nouveau feuilleton. Et une interrogation lancinante : quelle est cette malédiction qui frappe les Combrailles ? Certes, ici, les données ne sont pas les mêmes. Le toubib n’a pas pris la poudre d’escampette pour préserver sa famille après des menaces de mort. C’est même le contraire. Le tapis rouge avait été déroulé sous ses pieds, avec local et matériel médical en prime.
Aujourd’hui, le maire des Ancizes crie au scandale, rameute la presse et menace de porter plainte. Il est vrai que le médecin des Carpates aura mis les voiles après seulement 4 mois d’exercice. Quand on additionne les 40 000 euros versés par la commune à l’Association pour la recherche et l’installation de médecins européens, aux frais engagés pour le local, son aménagement et son équipement, l’ordonnance est salée. Et c’est bien là le problème ! On comprend naturellement qu’un maire se batte pour qu’un généraliste soit présent sur son territoire. Et ses démarches peuvent malheureusement se heurter à un comportement inadmissible. Les chasseurs de primes ne se cachent pas que parmi les vedettes du Cac 40.
Cela étant, il faudrait aussi se poser certaines questions à la suite de cette mésaventure. Dans un marché très concurrentiel, la recherche d’un professionnel de santé n’est pas chose facile. En l’occurrence, on peut s’étonner que la mairie des Ancizes ait confié cette mission à une structure privée, largement rémunérée pour dénicher la perle rare. Ce choix est d’autant plus étonnant qu’il existe, avec l’Agence régionale de développement des territoires d’Auvergne (Ardta) une structure publique, justement destinée à répondre à ce type de demandes, qui aurait pu prendre en charge ce dossier, dégageant au passage quelques économies aux contribuables.
En fait, notre médecin roumain n’est qu’un maillon d’une chaîne très lucrative. Déniché par une association grassement rémunérée, il a été débauché quatre mois plus tard par une autre structure, Revitalis Conseil, qui ne doit pas donner non plus dans le bénévolat. Nos campagnes se meurent et les vautours sont aux aguets.
mardi 13 janvier 2009
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

1 commentaires:
Ce qui intéresse la presse, ce sont les trains qui n'arrivent pas à l'heure. Il serait intéressant de montrer d'autres exemples. Un médecin roumain, il y en a un à Chabreloche. Son arrivée a fait l'objet d'un gros travail en amont et d'un accompagnement qui a mobilisé tous les acteurs locaux. pour le reste, 46000 euros, c'est incroyable. Les honoraires d'un cabinet de recrutement pour ce type de professionnel sont généralement de l'ordre de 15000 euros. Sans compter, effectivement, les structures publiques qui existent et qui le font gratuitement.
Enregistrer un commentaire