Nicolas Sarkozy vient de nommer Jack Lang émissaire spécial pour engager des discussions avec Cuba. Bon, on pourra souligner à loisir que les titres et les honneurs sont, pour Jack Lang, des objets de survie. Mais ne fait-il pas aller plus loin et, même si cela peut surprendre, saluer cette initiative en ne se limitant pas à son aspect tactique. L'embargo imposé à Cuba a-t-il encore un sens en 2008 ? On sait parfaitement quels ont été son impact, par exemple dans les domaines de la sécurité alimentaire et de la santé publique. A de très nombreuses reprises, l'Assemblée générale des Nations Unies a demandé la levée de cet embargo. Sans résultat. Quelques conséquences de l'embargo : aujourd'hui, Cuba n'accède pas à la moitié des nouvelles molécules présentes sur le marché mondial. Quant au rétroviral Ritonavir et au Lopinavir+Ritonavir, utilisés dans le traitement du sida, ils coutent 47 700 $ aux Etats-Unis., contre 280 400 $ à Cuba, soit 6 fois plus.
Aujourd'hui, la levée de l'embargo est une perspective crédible. Pour deux raisons : l'arrivée d'Obaham et de son administration. Mais surtout, la découverte d'un important gisement de pétrole dans les eaux cubaines du golfe du Mexique. Eh oui, diplomatie et cynisme marchent d'un même pas...
Du coup, l'arrivée de Jack Lang est un geste de plus dans une brèche déjà ouverte. Sarkozy pourra, dans quelques mois, gonfler le torse et revendiquer la levée de l'embargo à son actif. Certains y croiront. Les mêmes, sans doute, qui pensaient que cet embargo était efficace pour faire plier le régime castriste...
vendredi 27 février 2009
Emissaire spécial, Jack se démène...
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3 commentaires:
Aujourd'hui, nous parlons de Sarko candidat au prix nobel de la paix??Fidèle(si l'on peut dire dans le cas présent)à son habitude de faire feu de tous bois, il nomme l'inénarrable Jack pour une mission à Cuba.Celà pourrait ressembler à un énième voyage "d'agrément", aux frais de la république pour ex ministre en mal de marocain,mais essayons tout de même de trier le bon grain de l'ivraie.
Un peu d'histoire sans vouloir être trop pompeux.Le régime Castriste a cinquante ans cette année, et dire qu'après le fiasco de la baie des cochons en 1961, les états unis n'avaient trouvé que l'embargo en 1962 pour faire plier "rapidement" le régime communiste Cubain.Tout celà a replacer dans le contexte de la guerre froide.
C'est comme toujours dans ce cas le peuple qui a essuyé les platres.
L'embargo doit être levé, même si le pétrole en filigrane n'est pas étranger au regain d'intêret pour la "cause du peuple Cubain".Personne n'est dupe mais il faut jouer la carte à fond.
Pour le prix Nobel, c'est une autre histoire!!!MDR............
rien à voir avec Jack si ce n'est son passé "passé" dans la culture je vous soumet la reflexion d'un artiste à prpos de la loi sur le piratage
ceci est loin d'être une analyse profonde et je ne te ferai part que de mon intuition sur le sujet
si je constate le fait que la technologie a permis à chacun d'accéder à des biens [des œuvres] sans en rétribuer les auteurs, je n'envisage aucun moyen sérieux, technique, économique, politique, pour remédier à cette situation
surtout pas la répression !
si demain on trouve le moyen de faire pousser les baguettes de pain sur les arbres des places publiques, chacun pourra les cueillir
nous savons tous que cet accès [je n'emploie pas le mot "piratage" à dessein] représente un sérieux handicap pour les artistes et pour les commerçants de la musique, mais il crée une situation inédite
hormis les inconvénients évident, celle ci offre par ailleurs quelques avantages :
- il permet à l'utilisateur de satisfaire sa curiosité, un peu comme dans le vieux temps où il y avait des cabines d'écoute chez les disquaires
ensuite, c'était au commerçant à faire son boulot
- dans une période où on évoque souvent le pouvoir d'achat, il est évident que les biens culturels sont les premiers à être sacrifiés. j'ai entendu un de nos ministres dire que les français se devaient d'"arbitrer" leurs dépenses, nous n'avions nul besoin de ce conseil... je pense surtout aux gamins, les plus grands consommateurs de musique et d'images, dont les budgets sont souvent très limités
- cette diffusion représente souvent, pour des artistes débutants, ou "marginaux", leur seul moyen de promotion et il est précieux
en ce qui concerne le streaming dans le cas du roseau, il est évident qu’il est destiné à faire découvrir le travail des artistes que nous produisons et en qui nous croyons. la plupart étant totalement méprisés par les medias malgré la grande qualité de leur travail
certains sites comme deezer, musique à la demande, ont trouvé le moyen de rétribuer les producteurs au moyen de leurs recettes publicitaires [au pro-rata des œuvres consultées]
dans ces deux cas, le cd est proposé à la vente
alors, je crois que plutôt que légiférer, il vaudrait mieux se creuser la tête pour trouver d'autres astuces, et des bonnes, pour se sortir de là
- éducation. cultiver la meilleure qualité de son possible, tenter de démontrer qu’un son pourri, hyper compressé en mp3, qui sortira des enceintes de l’ordinateur ou de l’oreillette d’un ipod, n’est qu’une grotesque représentation de la vraie musique, celle que des artistes et des techniciens honnêtes et perfectionnistes auront mis leur talent, leur temps, à réaliser
n’importe quel benêt pourrait accrocher un poster gratuit de mona lisa dans son salon. pourquoi ?
- si la musique reproduite, perd sa valeur commerciale, il faudrait peut-être favoriser le spectacle vivant, le vrai, l'unique et lui rendre sa dimension primordiale, celle d’un art populaire
l’édition et la reproduction des œuvres musicales a commencé comme ça :
les chanteurs des rues vendaient à la fin de leur prestations, des feuillets imprimés, les "petits formats", avec les paroles et la musique des chansons. les auditeurs les leur achetaient afin de s’en souvenir, de les chanter en famille, de prolonger le plaisir
ne faudrait-il pas revenir à l’essentiel
interessant? non?
Techniquement, je ne sais pas comment on peut répondre à un vrai problème. Cela étant, je pense que le projet de loi prend le problème à l'envers, en cherchant à pénaliser l'utilisateur... c'est-à-dire celui qui est en bout de chaine. Dans le même temps, ce même gouvernement passe au pilori l'enseignement artistique ! Ne faudrait-il pas se poser la question des moyens donnés aux créateurs, ceux qui voient se fermer les portes des maisons de production qui ne raisonnent qu'en termes commerciaux. Le vrai scandale, à mes yeux, il est là ! Car ceux qui dénoncent aujourd'hui le "piratage" sont ceux qui bénéficient à fond d'un système qui exclut des milliers d'artistes du champ de la diffusion des oeuvres culturelles.
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