mardi 27 janvier 2009

Malgré ses détracteurs, le Pacs fête ses 10 ans

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Vidéo envoyée par fiuuu

Le Pacs a 10 ans. Et, 10 ans plus tard, force est de constater que ce contrat n'a pas déstabilisé l'institution du mariage. Rares sont maintenant les députés de droite qui montent au créneau. Certains plaident même pour de nouveaux droits. Mais il serait bien rapide de rassembler au sein de l'actuelle UMP toutes les réticences à cette avancée législative. Chacun se souvient le peu de motivation de certains députés de gauche à assumer ce texte. Certains avançaient des arguments juridiques plus ou moins valables. D'autres ne parvenaient pas à dissimuler leur opposition à accorder à tous les couples les mêmes droits. Et en privé, ne masquaient pas leur nature homophobe. Tout cela appartient au passé... C'est en tous cas ce qu'on voudrait croire... Mais chacun sait ce qu'il en est !

jeudi 15 janvier 2009

Face à un PS miné par ses divisions en 1994, Royal se démène, déjà

Ségolène Royal - 1994 - L'Heure de Vérité partie 1
Vidéo envoyée par axiomn

2009 sera une année électorale importante, avec les élections européennes. Comment les socialistes aborderont-ils ce rendez-vous s'ils ne sont pas en ordre de marche ? Comment seront-ils crédibles s'ils ne sont pas rassemblés dans une même direction, prouvant qu'ils peuvent dépasser leurs conflits ? Pour aborder ces questions qui se poseront dans un avenir très proche, il est utile de regarder en arrière... 1994. Elections européennes. Rocard, alors premier secrétaire, a ravivé la guerre des courants au sein du parti. Les électeurs sanctionnent un PS miné par ses divisions. Le 26 juin, juste après ce fiasco, Ségolène Royal est invitée de L'heure de vérité. Elle parle du PS, de l'urgence de sa rénovation, de la nécessité de le pacifier et de le remettre en marche. Non, vous ne rêvez pas... Nous sommes bien en 1994.

Le traitre heureux et l'ami de 30 ans : Besson et Hortefeux, le nouveau ticket de la Sarkozie

Eric Besson dans "Ripostes" sur France 5
Vidéo envoyée par skidoo

Remaniement ministériel ce matin. Besson remplace Hortefeux. Mais ces deux-là ont déjà une longue histoire en commun. Pour preuve, l'émission Ripostes, du 14 janvier 2007. Sur le même plateau, Besson et Hortefeux parlent de Sarkozy. Habile, Hortefeux lance à Besson, après son réquisitoire : "A l'évidence, Eric Besson aurait du venir (ndlr : au sacre de sarko en tant que candidat de l'Ump)... Je regrette qu'il n'était pas sur nos listings"... Prémonitoire... Quelques semaines plus tard, Eric Besson vend son âme et le reste. Le voilà récompensé en étant ministre de l'identité nationale. Lui qui, dans cette émission, expliquait que "le principal danger de Nicolas Sarkozy", ce sont "les atteintes à ce que nous estimons être la République laïque et sociale". Et de citer l'exemple de la nomination d'un préfet musulman comme l'exemple de cette dérive inquiétante.

mardi 13 janvier 2009

Le maire se démène, le médecin déménage

Décidemment ! Après l’affaire du chevrier de Teilhet, voici les Combrailles encore à l’honneur dans la presse nationale, avec l’affaire du médecin roumain des Ancizes. Nouveau feuilleton. Et une interrogation lancinante : quelle est cette malédiction qui frappe les Combrailles ? Certes, ici, les données ne sont pas les mêmes. Le toubib n’a pas pris la poudre d’escampette pour préserver sa famille après des menaces de mort. C’est même le contraire. Le tapis rouge avait été déroulé sous ses pieds, avec local et matériel médical en prime.
Aujourd’hui, le maire des Ancizes crie au scandale, rameute la presse et menace de porter plainte. Il est vrai que le médecin des Carpates aura mis les voiles après seulement 4 mois d’exercice. Quand on additionne les 40 000 euros versés par la commune à l’Association pour la recherche et l’installation de médecins européens, aux frais engagés pour le local, son aménagement et son équipement, l’ordonnance est salée. Et c’est bien là le problème ! On comprend naturellement qu’un maire se batte pour qu’un généraliste soit présent sur son territoire. Et ses démarches peuvent malheureusement se heurter à un comportement inadmissible. Les chasseurs de primes ne se cachent pas que parmi les vedettes du Cac 40.
Cela étant, il faudrait aussi se poser certaines questions à la suite de cette mésaventure. Dans un marché très concurrentiel, la recherche d’un professionnel de santé n’est pas chose facile. En l’occurrence, on peut s’étonner que la mairie des Ancizes ait confié cette mission à une structure privée, largement rémunérée pour dénicher la perle rare. Ce choix est d’autant plus étonnant qu’il existe, avec l’Agence régionale de développement des territoires d’Auvergne (Ardta) une structure publique, justement destinée à répondre à ce type de demandes, qui aurait pu prendre en charge ce dossier, dégageant au passage quelques économies aux contribuables.
En fait, notre médecin roumain n’est qu’un maillon d’une chaîne très lucrative. Déniché par une association grassement rémunérée, il a été débauché quatre mois plus tard par une autre structure, Revitalis Conseil, qui ne doit pas donner non plus dans le bénévolat. Nos campagnes se meurent et les vautours sont aux aguets.

lundi 12 janvier 2009

Vive la crise ?

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Vidéo envoyée par boudzi

C’est le dernier slogan à la mode. La crise devrait nous réjouir. La crise va nous obliger à nous poser enfin les bonnes questions et à apporter les bonnes réponses. Voici donc le moment de rompre définitivement avec les mauvaises habitudes. Grâce à la crise, mangez moins de viande, depuis le temps qu’on vous le dit ! Grâce à la crise, redécouvrez le plaisir de se retrouver en famille en dehors des périodes scolaires : mieux que les RTT, le chômage technique. En attendant ce bonheur universel promis par la tourmente financière, oui, en attendant l’avènement de cette économie réconciliée avec l’Homme et avec l’environnement chacun retient son souffle.
En 1984 déjà, le « Vive la crise » faisait recette, avec une prestation télévisuelle fournie par un Yves Montand reconverti en marchand de sable : « La crise, quelle crise ? Pour la plupart des gens, la crise, ce n’est encore qu’un mot. » A l’époque, la crise devait nous permettre de nous réconcilier avec l’argent et le goût de la réussite, elle devait libérer l’individu. Deux ans plus tard, TF1, en marche vers la privatisation, récidive, avec Ambitions, animée par Bernard Tapie. Le culte de l’initiative individuelle est désormais remplacé par le goût de la réussite et de la création d’entreprise en direct. On connaît la suite.

mardi 6 janvier 2009

En 2009, "kestananafout" ?

Hier, première soirée devant France 2, sans pub. Résultat des courses : j'ai du m'endormir, une demi-heure plus tôt, devant Compléments d'enquête... Sans doute la démonstration par la preuve que le contenu des programmes compte autant que les horaires de diffusion ! Pour le reste, que dire ? Je ne vais tout de même pas militer pour le retour du déferlement des lessives, des produits surgelés et autres promotions Sofinco. Les conseillers clientèle du Crédit agricole chantant du Michel Fugain peuvent ranger leurs partitions et leurs crédits revolving... Et tant pis pour Pierre Arditi, qui arrêtera pendant mes repas de me causer du Crédit Lyonnais, rebaptisé LCL pour faire oublier les années Tapie. Ben justement, Tapie, parlons-en... Car si la suppression de la pub sur la télévision publique peut se justifier dans le cadre d'un projet culturel avec un financement garanti, que penser de la programmation, le 25 décembre, de la pièce Oscar, massacrée par ce personnage de Monopoly (avec la case prison en prime). Triste spectacle d'une télévision aux bottes du pouvoir. Alors, dans cette période de voeux et de bonnes résolutions, en voici une, pas vhère : profitons de la suppression de la pub pour supprimer la télé, au moins un soir dans la semaine. Désintoxiquons-nous. Retrouvons, loin du petit écran et des tsunamis de larme de Jean-Luc Delarue, le sens du débat entre amis et de la solidarité de terrain, redécouvrons le plaisir de lire, d'écouter un opéra, d'aller au cinéma. Réapprenons à vivre en vrai, loin des consoles de jeu et des émissions de télé-réalité. Soyons fous, un soir sans Pujadas, sans Patrick Sébastien, sans Julien Courbet (si si, il est sur France 2), et même, un matin sans Lémergie, voire, après avis médical, un dimanche sans Drucker. Pourra-t-on survivre ? Aux dernières nouvelles, le service public sans pub va faire revivre... Patrick Sabatier. Vous vous souvenez ? C'était l'animateur culte de TF1 dans les années 1980, le gendre idéal, l'idole de la ménagère de moins de 50 ans, un type prêt à tout sacrifier sur l'autel de l'audimat, quitte à faire la promo d'un mage prétendant guérir les malades du Sida. Sabatier, ce sont les Guignols qui en parlent le mieux, résumant sa conception de la télévision et de la déontologie par un célèbre : "Kestananafout ? Tu prends l'pognon et puis c'est tout !". Merci France 2...